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Discours d'ouverture

M. Agapit Maforikan,
Représentant HAAC, Bénin

Monsieur le Représentant du Ministre délégué chargé de la Communication et des Nouvelles Technologies
Monsieur le Secrétaire Général du Centre WANAD
Monsieur le Représentant de la Communauté Economiques des Nations Unies pour l'Afrique
Mesdames, Messieurs,
Chers participants,

Plus personne aujourd'hui ne doute véritablement des enjeux de l'intégration de nos pays à la société de l'information. Les technologies de l'information et de la communication qui en sont les outils les plus visibles et les plus apparents s'offrent comme le raccourci pour raccorder les pays pauvres au train du développement. Et chose inhabituelle, l'Afrique a été le premier continent à initier une réflexion globale sur la question des TIC et de leur relation avec le développement. En mai 2002 à Bamako, au Mali, on s'en souvient, l'occasion avait été donnée au continent de se réunir en conférence régionale pour réaffirmer que la société de l'information doit répondre aux intérêts de tous les pays et plus particulièrement des pays pauvres. Une déclaration a été adoptée fixant les grandes lignes et les principes de cette position.
Depuis, la réflexion s'est poursuivie. En Afrique et au-delà. En décembre 2003, la première phase du Sommet mondial sur la société de l'information se réunissait à Genève. Les participants ont unanimement souscrit aux possibilités qu'offrent les TIC en faveur des objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire, à savoir éliminer l'extrême pauvreté et la faim…
Plus près de nous dans le temps, en novembre 2005, le sommet mondial sur la société de l'information tenu à Tunis quoique largement dominé par diverses tractations sur la question de la gouvernance de l'internet, n'a pas moins clamé l'urgente nécessité de résorber la fracture numériques entre pays riches et pays en développement.
En dépit de la multiplication des rencontres sur les TIC, un certain scepticisme se substitue à l'euphorie des premières années. Peu de choses ont changé dans la situation générale du continent, preuve comme quoi les problèmes à surmonter pour que les TIC deviennent ces armes redoutables contre la pauvreté ne semblent pas moindres. Il faut dans beaucoup de cas régler la question du déficit des infrastructures de télécommunication, par exemple.
Tout cela amène à s'interroger sur la perception que les pouvoirs publics ont des TIC. Existe-t-il réellement une politique de développement des TIC dans nos pays ? Qu'en est-il de l'exécution et de l'incidence sur le développement ?
Depuis 1996 que l'initiative de la « Société de l'information en Afrique » (AISI) a vu le jour sur le continent avec le bienveillant concours de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, de nombreux Etats africains ont adopté des cyberstratégies nationales, cela conformément à la Déclaration de principes et au Plan d'action du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) organisé en décembre 2003 à Genève.
Du reste, lors de la deuxième conférence préparatoire régionale africaine du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) tenue du 2 au 4 février 2005 à Accra, la question des cyberstratégies a été le principal sujet de discussion comme moyen pour faire avancer l'agenda numérique de l'Afrique.
Les politiques de développement des TIC, on le voit, sont essentielles. Quand elles existent, il est cependant nécessaire d'en assurer le suivi et l'évaluation et intégrer une large part des TIC dans le développement à la base. Dans tous les cas, autant la soif d'utilisation des TIC se fait grandissime dans nos sociétés, autant le sont les obstacles à surmonter pour arriver à l'avènement de véritable société de l'information sur le continent.
Il est impérieux d'engager ces réflexions et discussions et susciter en aval la volonté et les initiatives tant du côté des pouvoirs publics que de la société civile pour amorcer le développement du continent.
Et c'est bien là que les médias qui ont précisément pour vocation d'être des supports de l'expression libre et diversifiée peuvent jouer le rôle de vecteur privilégié dans la promotion des TIC pour le développement tant au niveau des Etats que de l'ensemble du continent.
Avec des thèmes comme l'information pour le développement en Afrique, les médias à l'ère de la société de l'information, l'occasion vous est donnée à travers le présent atelier de consolider vos connaissances sur les enjeux de la société de l'information pour informer et sensibiliser en retour de vos différents publics. Le citoyen, où qu'il soit, doit pouvoir participer à la société de l'information. Les technologies de l'information et de la communication ainsi que les médias constituent le levier principal pour assurer l'accès de tous à tous les paliers du développement.
Par ailleurs, s'agissant des agences de presse, elles qui ont joué un rôle pionnier dans les deux premières decennies d'indépendance de nos Etats, un nouveau printemps est encore possible avec les TIC. Cet atelier dont vous serez vous- mêmes les principaux animateurs offrira l'occasion de frayer les chemins nouveaux, les chemins de sortie de crise.
Sur ce, en vous souhaitant « bon vent », je déclare ouverts les travaux de l'atelier régional sur les agences de presse et l'édification d'une société de l'information inclusive en Afrique.

Extrait du discours d'ouverture (en Audio)---- --- --- Représentant HAAC --

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